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Ma pratique est ancrée dans l’image, et plus spécifiquement, dans son pouvoir narratif. Je propose des histoires portant sur les dispositifs par lesquels l’humain discipline son environnement et domestique ses semblables.     On y retrouve les outils, par exemple le mobilier scolaire et les aménagements des espaces d’élevage, mais également les règles que l’on formule et les représentations que l’on façonne et dont on hérite. 

Alors que les récits naissent dans ma pratique du dessin, ils prennent forme et consistance dans la peinture, le textile, l’aquarelle et la photographie. À travers ces différents médiums, j’adopte une approche que l’on peut comparer au collage. Les illustrations zoologiques de l’âge classique rencontrent la culture visuelle des enfants d’aujourd’hui. L’image est construite, assemblée; s’y retrouvent différents matériaux, mais également une diversité de registres visuels. Il en résulte des images parfois grotesques, souvent humoristiques, où artificiel et naturel se contaminent.

L’acte de raconter prend ainsi la forme d’une mise en scène, inspirée des dioramas ou encore des maquettes assemblées par les enfants. Ce théâtre de l’image – où l’on place décor et personnages – rejoue nos pulsions de contrôle. Ainsi, la liberté de la fabulation se renverse en désir de maîtrise, et en réponse, la manie d’ordonner est confondue par l’absurde et le rire.

Biographie

Mathilde vit et travaille entre Tiohtià:ke/Mooniyang (Montréal) et Saint-Ferréol-les-Neiges. Formée en histoire de l’art et en philosophie, elle a complété une maîtrise en philosophie en 2020, consacrée à l’imagination chez Edmund Husserl. Ses recherches sur les questions de l’image et du corps trouvent progressivement leur résolution par la création artistique, plutôt que par la théorie philosophique. Elle a complété un baccalauréat en arts visuels 2025 à l’Université Concordia, où son travail a été souligné par les prix Yves-Gaucher et Alfred Pinsky, ainsi qu’une participation au prix Albert-Dumouchel. Depuis la fin de ses études, elle a eu l’occasion de présenter son travail à l’occasion d’expositions individuelles (Maison de la culture Marie-Uguay, 2025; Chapelle des Cuthbert, 2026) et collectives. Sa pratique, désormais axée sur les problèmes de la domestication et du dressage, se nourrit des réflexions concrètes inspirées par son travail en milieu scolaire.

EXPOSITIONS INDIVIDUELLES

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Les fables du singe (2026)

Chapelle des Cuthbert, Berthierville

Le terrain de jeu de la cruauté (2025)

Maison de la culture Marie-Uguay, Montréal 

EXPOSITIONS COLLECTIVES - sélection

 

Ce que la ville murmure (2026)

Galerie Jano, Montréal

Impressions naturelles (2025)

Galerie Onyx, Montréal

 

Tredecim (2025)

Ada X, Montréal

Première Impression.

Les finalistes du Prix Albert-Dumouchel pour la relève 2024, 34e édition (2024),

Arprim, centre d'essai en art imprimé, Montréal

Éphémère (2023),

Galerie 2112, Montréal

Memento Mori - Regards sur la fin (2023)

Université Laval, Québec

 

Impressions (2023)

Atelier-Galerie A. Piroir, Montréal

Metamorphosis (2023)

VAV Gallery, Montréal

Biennale internationale du carnet d'artiste (2022)

Société d'art et d'histoire de Beauport, Québec

Female Gaze (2022)

Frauenmuseum, Bonn (Allemagne)

Utopies et dystopies: esthétiques des possibles (2022)

Université Laval, Québec

L'absence (2022)

Carrefour culturel Paul-Médéric, Baie-Saint-Paul

Intérieures (2022)

Projet POST-INVISIBLES

Galerie Cache Studio, Montréal 

COMMISSARIAT D'EXPOSITIONS

Les imagiers de la matière

Galerie Cache Studio, Montréal, 2021

Galerie le 36, Québec, mars 2022

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© 2026 Mathilde Bois

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